Type : Boucle Départ/Arrivée : Cauterets Durée : 12h30 (fait en 3 jours)

Dénivelée : ~1900m Kilométrage : ~36km Niveau (?: Randonneur

Difficultés : aucune

Les montagnes au sud de Cauterets sont un excellent cadre pour des randonnées en boucle sur plusieurs jours, car les vallées redescendant sur Cauterets sont nombreuses, toutes aussi agréables à arpenter, et reliées les unes aux autres par plusieurs cols – et cela nous a bien été utile pour cette randonnée, car la météo nous a forcés à improviser complètement notre parcours dès le premier jour. Au lieu d’une large boucle sur trois vallées, nous nous sommes contentés de seulement deux. Sans regrets cependant : la région, dominée par l’impressionnant Vignemale, est magnifique, et notre itinéraire improvisé s’est avéré plus qu’agréable !

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Récit de cette randonnée effectuée en Septembre 2017 en compagnie d’Alexandra.

Tracé du parcours


Jour 1 – de Cauterets aux Lacs de l’Embarrat (dénivelée : +1430m, -240m)

00h00 : Nous partons du parking dans le centre de Cauterets (~950m d’altitude) vers 09h45, sous un ciel légèrement couvert. Notre premier objectif est d’atteindre le plateau du Cambasque, à environ une heure de montée depuis Cauterets. Comme toujours en début de randonnée, la motivation est à son maximum et les sacs sont lourds !

Le chemin au départ de Cauterets est large et monte tranquillement à travers la forêt.

00h30 : Après un peu moins d’une demi-heure de marche, nous finissons par rejoindre le chemin que nous aurions dû prendre dès le départ … En partant de Cauterets, nous avons emprunté l’itinéraire principal menant aux vallées, alors qu’un raccourci permet de prendre la direction du Cambasque beaucoup plus rapidement – nous l’avons raté, nous le saurons pour la prochaine fois !

La montée vers le plateau du Cambasque est très facile. Le sentier remonte une vallée paisible et verdoyante.

Un cheval paissant sur le plateau du Cambasque.

01h30 : Nous finissons par arriver au Plateau du Cambasque (~1400m), qui est aussi accessible en voiture – il y a un parking assez large, car un téléphérique part du Cambasque vers les hauteurs à l’est. Il n’était cependant intéressant pour nous de venir s’y garer, car nous aurions dû remonter depuis Cauterets pour retrouver la voiture le dernier jour ! Depuis le plateau, nous empruntons l’un des chemins qui remonte la vallée à flanc de montagne en suivant le cours du gave.

Le gave d’Ilhéou, Plat du Cambasque (1400m).

Des moutons (commentaire utile !).

02h30 : Après une heure de marche depuis le plateau du Cambasque (2h30 depuis Cauterets), nous atteignons la Cascade d’Ilhéou.; où nous nous arrêtons une petite demi-heure pour manger. Les nuages commencent à s’amonceler au-dessus de nos têtes lorsque nous repartons en direction du refuge d’Ilhéou.

La cascade d’Ilhéou, vu depuis le sentier menant au refuge éponyme.

04h00 : Nous atteignons le refuge d’Ilhéou et son lac dans les nuages, 4h après notre départ de Cauterets, pauses comprises. De là, nous sommes censés monter jusqu’au col de la Haugade, puis redescendre dans la vallée du Marcadau et remonter jusqu’au refuge Wallon. Cependant, au vu de la météo très nuageuse, nous décidons après avoir discuté avec le gardien du refuge de changer notre plan, et de monter au lac du Pourtet pour y dormir, plutôt que de pousser jusqu’au refuge Wallon (2h de marche au lieu de 3h30).

04h15 : Nous quittons le refuge après un petit quart d’heure de pause, en empruntant le sentier qui longe le lac d’Ilhéou en direction du col.

Belle vue sur le lac d’Ilhéou et sa forme en tête de chien (Alexandra y voit plutôt une oie …).

Ascension du col de la Haugade … La visibilité est presque nulle.

05h45 : Arrivés au col de la Haugade (2378m), nous n’y voyons plus rien du tout, et il devient même compliqué de trouver notre chemin. Nous laissons de côté les sentiers qui redescendent dans la vallée et continuons tant bien que mal à flanc de montagne, mais la visibilité est si mauvaise que nous nous trompons plusieurs fois de chemin, perdant un temps très précieux. Mon genou me fait mal, et j’ai un peu de mal à avancer … La situation n’est pas très agréable.

Brève éclaircie dans le brouillard …

Le sentier à flanc de montagne, censé nous emmener vers le lac du Pourtet.

07h15 : Vers 17h, nous nous retrouvons sans le vouloir au bord d’un lac, et nous parvenons grâce à l’altimètre et à ce que l’on peut distinguer de sa forme à identifier comme étant l’un des deux lacs de l’Embarrat. Il devient alors clair que nous n’avons pas du tout pris le chemin le plus court pour rejoindre le lac du Pourtet. Nous avons quitté le refuge d’Ilhéou 3h plus tôt et d’après la carte, il nous faudrait encore une petite heure pour atteindre le lac du Pourtet. Nos détours dans le brouillard nous ont fait perdre beaucoup de temps, et j’ai du mal à marcher sans grincer des dents à cause de mon genou. Nous décidons alors de nous arrêter là pour la journée, avant que la fatigue et le mauvais temps ne nous fasse commettre une erreur. Après quelques errances, nous trouvons un petit coin suffisamment plat pour poser la tente.

Bivouac au bord d’un des lacs de l’Embarrat (2140m).

Malgré la fatigue et les multiples changements de plans et itinéraires erronés, nous passons un bon moment dans le brouillard au bord du lac. Il fait froid, mais rien ne vaut deux bières (achetées au refuge d’Ilhéou) et un repas chaud pour tout arranger !


Jour 2 – des Lacs de l’Embarrat au Cirque de Marcadau (dénivelée : +430m, -560m)

Au matin, les nuages ont laissé place à un magnifique ciel bleu, et je suis debout assez tôt pour capturer les premiers rayons du soleil sur les sommets alentours.

Notre bivouac au bord du lac, bien plus agréable sans le brouillard ! Nous sommes entourés de hauts sommets (sur la droite, le Pic Arrouy, 2785m).

Lever de soleil sur le deuxième lac de l’Embarrat, juste en-dessous de celui où nous avons campé.

00h00 : Après une nuit plutôt froide et un bon café, nous plions les sacs et nous remettons en route vers 08h15, en direction du lac du Pourtet que nous étions censés atteindre la veille. Le ciel est dégagé de tout nuage ; il fait déjà chaud, mais au moins nous y voyons quelque chose.

00h45 : Nous atteignons le magnifique lac du Pourtet (2420m) vers 9h, et prenons quelques instants pour profiter de ses eaux calmes et du silence parfait qui règne là-haut … En cette semaine de rentrée des classes, nous sommes probablement seuls dans cette partie de la montagne, déjà peu fréquentée habituellement.

Lac du Pourtet (2420m).

01h15 : Le sentier longe la rive sud du lac du Pourtet, et descend tranquillement en direction d’un second lac, le lac Nère, tout aussi splendide, que nous atteignons rapidement. Ensuite, le chemin descend un peu plus abruptement pour rejoindre la vallée du Marcadau.

Lac Nère (2309m).

Le Vignemale (3298m), plus haut sommet des Pyrénées françaises, vu depuis les hauteurs du lac Nère.

Vue plongeante sur le sentier descendant en direction du refuge Wallon et de la vallée du Marcadau.

Vue sur le cirque de Marcadau, dominé par la Grande Fache (3005m). Nous passerons une partie de l’après-midi à nous détendre au fond de ce cirque.

03h30 : Après avoir laissé sur notre droite le sentier menant aux lacs d’Opale (que j’aimerais bien faire une prochaine fois …), nous atteignons enfin le refuge Wallon (1865m), un peu avant midi. Nous avons réussi à nous tromper de chemin encore une fois (le mauvais temps n’étant pas une excuse cette fois-ci) un peu avant d’arriver au refuge, mais nous n’étions pas seuls : un couple de hollandais croisés plus tôt a fait la même erreur que nous, et nous avons fini par tous retrouver ensemble le bon chemin.

Petite chapelle proche du refuge Wallon.

Pique-nique à côté du refuge, au bord du gave des Batans, qui devient ensuite le gave de Marcadau.

Une fois encore, nous décidons d’altérer nos plans. Initialement, nous étions censés dormir là la veille, et l’objectif de la journée était de rejoindre le refuge des Oulettes de Gaube en passant par le lac d’Arratille, le col d’Arratille et le col des Mulets (passage en Espagne). Il y a cependant 5h de marche sans pause (ce qui nous ferait arriver vers 19h) et bien que le temps soit encore parfait, il est prévu des nuages et de la pluie en fin d’après-midi. Nous décidons à contrecœur de ne pas continuer et de s’arrêter là pour la journée – après-midi détente !

04h00 : Vers 14h00, nous marchons une demi-heure depuis le refuge pour gagner le fond du cirque de Marcadau (~2000m), où nous nous installons pour l’après-midi. Bière, café, photos et discussions tranquilles au programme !

Petit moment de détente au fond du cirque …

Vue sur la Cardinquère (2509m, à droite) et le mont Aigu (2558m, à gauche) depuis les rives du ruisseau du Port de Marcadau.

Expérimentations avec mon appareil photo, ce qui me coûtera presque toute ma batterie (j’en amène une seconde la prochaine fois !).

Alexandra dégustant une bière (il n’y a en général que de la Kronembourg à vendre dans les refuges, on fait avec ce que l’on a !).

Selfie officiel de la rando.

En fin d’après-midi, nous décidons de quitter le cirque et de redescendre vers le refuge : les nuages s’amoncellent et nous craignons la pluie. Vers 19h, nous préparons notre repas et posons la tente sur les hauteurs entre le cirque et le refuge, alors que les nuages nous enveloppent de nouveau. Ils étaient très humides, mais nous avons une fois de plus évité la pluie malgré les prévisions pessimistes des gardiens du refuge.

Second bivouac dans les nuages … Beaucoup plus humide cette fois-ci.

Nous ne sommes pas les seuls à bivouaquer ici …


Jour 3 – du Cirque de Marcadau à Cauterets (dénivelée : -1070m)

Le soleil se lève sur les sommets du cirque. De gauche à droite : Pointe de la Muga (2727m), Muga Nord (2678m), Pic Falisse (2764m) et Grande Fache (3005m).

Nuages dans la vallée du Marcadau au petit matin. On voit le refuge Wallon sur la gauche.

Lever du soleil.

00h00 : Après un petit-déjeuner tranquille, nous reprenons la route tranquillement un peu après 9h, avec pour objectif de la journée de redescendre sur Cauterets. La descente est simple et sans surprise avec environ 4h de marche, ce qui nous laissera amplement le temps de se poser à la voiture et de rentrer sans se presser !

 

 

00h15 : Un peu après avoir dépassé le refuge Wallon, nous laissons sur notre droite le sentier montant en direction du lac et du col d’Arratille, avec pour moi un pincement au cœur : nous étions censés passer par là la veille, et c’était la partie de la randonnée que j’anticipais le plus. Une prochaine fois …

On distingue au loin le col d’Arratille, là où nous étions censés aller. Le Vignemale domine toujours le paysage.

Le ciel se couvre lors de notre descente le long du gave du Marcadau, mais les paysages n’en restent pas moins très beaux.

 

Vallée du Marcadau.

Au départ très encaissée, la vallée finit par s’élargir, et le sentier devient un large chemin plat, très facile d’accès.

02h15 : Nous atteignons le fameux Pont d’Espagne (1475m) vers 11h30, et décidons de nous arrêter pour manger. Nous nous installons dans la forêt non loin du lit tumultueux du gave. L’air y est froid et humide à l’ombre, nous ne nous attardons pas trop !

Cascade dont j’ai oublié le nom, proche du Pont d’Espagne.

02h45 : Depuis le Pont d’Espagne, nous empruntons le fameux « chemin des cascades », qui relie le pont à La Raillère, puis à Cauterets. Le chemin descend raide en forêt en longeant le gave et ses (très) nombreuses cascades.

Gave du Marcadau, sur le chemin des cascades.

Le sentier, bien que parfois un peu raide pour les moins habitués, reste large et très praticable.

04h00 : Nous finissons par atteindre La Raillère. De là, un sentier est censé rejoindre Cauterets, mais il est très mal indiqué et l’on a vite fait de se retrouver sur la route. Quoi qu’il en soit, le petit quart d’heure de marche qui sépare La Raillère du village est sans grand intérêt – si ce n’est d’effectuer un retour à la civilisation en douceur.

04h15 : Arrivée à Cauterets sur les coups de 13h30, après 4h de descente tranquille.


Superbe randonnée, malgré les nombreux imprévus qui ont transformé un très long circuit sur 3 vallées en une balade plutôt facile avec une après-midi entière de repos au milieu (ce qui n’est pas plus mal parfois). Nous avons une fois de plus évité presque entièrement la pluie, mais il est bon de se rappeler que de simples nuages peuvent grandement compliquer la donne … mais être en autonomie complète avec tente et repas permet de facilement s’adapter. Si nous avions prévu de dîner ou de coucher en refuge, la randonnée aurait été tout autre, et sûrement bien moins agréable !

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