Type : Aller-retour Départ/Arrivée : Parking à 1km de l’intersection routes 54 et 58, sud de Stýkkishólmur Durée : 3h00

Dénivelée : 500m Kilométrage : 6,4km Niveau (?: Randonneur

Difficultés : sentier très peu marqué, voire invisible

Si l’ascension de Drápuhlíðarfjall ne présente en soi qu’un intérêt assez limité, la vue depuis son sommet vaut largement l’effort. Située dans la partie est de la péninsule de Snæfellsnes, Drápuhlíðarfjall se démarque des monts voisins par ses couleurs très claires. Ses versants sont principalement composés de pierriers assez désagréables à escalader, mais il est heureusement possible de faire la majeure partie du parcours en remontant le cours d’un ruisseau asséché, bien plus sympathique à randonner.

Bien qu’il y ait en théorie un sentier sur toute la longueur de la randonnée, il est souvent difficile à voir et l’ascension se fait donc plutôt hors sentier – il faut donc avoir un minimum d’expérience afin de pouvoir déterminer son propre parcours jusqu’au sommet, et il faut être à l’aise pour marcher sur des pentes composées de pierres concassées un peu glissantes. Hormis cela, la randonnée ne présente pas de difficultés particulières – pas de passages aériens ni de reliefs vraiment dangereux.

Randonnée à faire de préférence par grand beau temps : la pluie risque de compliquer l’ascension, et des nuages gâcheraient certainement la vue depuis le sommet, qui est l’attraction principale de la randonnée.

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J’ai effectué cette randonnée en Août 2018.

Tracé du parcours

Profil altimétrique de la randonnée (aller seulement)

 


00h00 : Départ tardif vers 11h, car nous étions censés effectuer une autre randonnée avant de se retrouver bloqués dès le début par des barrières de pâturages. Nous nous sommes donc rabattus sur Drápuhlíðarfjall (aucun regret!), et nous laissons derrière nous la voiture sous un grand soleil, en essayant de ne pas déranger les moutons qui paissent tranquillement au pied de la montagne.

Vue depuis les premières hauteurs de Drápuhlíðarfjall.

 

Les poils des moutons paissant au pied de la montagne s’accrochent dans les plantes, créant des champs entiers de « fleurs de poil de mouton ».

00h15 : Nous sortons assez rapidement des pâturages (particulièrement désagréables pour y marcher car constitués de grosses touffes d’herbe épaisse et de trous humides) et nous engageons sur les pentes de gravier de la montagne. Il n’y a aucun sentier en vue, aussi nous contentons-nous de suivre la trace GPS téléchargée au préalable.

A mi-chemin, on voit désormais bien le sommet très aride de Drápuhlíðarfjall qui se dresse devant nous.

00h45 : L’ascension est assez pénible : les pentes de gravier se font de plus en plus raide et nous n’avons pas trouvé de meilleure option que de simplement les gravir en ligne droite en suivant bêtement la trace GPS … Au retour, nous serons un peu plus malins et redescendrons en suivant le lit asséché d’une rivière, tout aussi raide mais moins glissant !

Vue sur la vallée en contrebas, coincée entre la mer et les montagnes.

01h30 : Nous arrivons à un grand replat depuis lequel nous voyons enfin le sommet plus haut devant nous. La montée à travers les pierriers ont quelque peu découragé mon père qui décide de s’arrêter là (nous sommes surtout un peu limités en temps), et je continue seul jusqu’au sommet. Il y a désormais un bout de sentier plus ou moins visible qui monte à flanc de montagne, mais le temps que je parvienne à le rejoindre, il se terminait …

Les derniers mètres de la montagne est entièrement constitué de pierres plates et pointues, donnant un aspect particulièrement désolé au sommet de Drápuhlíðarfjall.

02h00 : La dernière partie de l’ascension de la montagne était surprenament facile comparée au début, malgré l’absence de sentier une fois de plus. La vue est impressionnante, avec au nord une immense coulée de lave qui s’étend des sommets jusque dans la plaine, et au sud la mer et les fjörds. La plupart de mes photos sont malheureusement assez cramées par le soleil, éblouissant à travers les nuages.

Vue vers le nord depuis le sommet.

 

Vue vers l’ouest depuis le sommet.

 

Vue vers l’est depuis le sommet.

Autre vue vers le nord. On voit bien l’immense coulée de lave qui recouvre la vallée.

02h45 : Je redescends pour retrouver mon père et nous prenons le chemin du retour, en passant cette fois-ci par un itinéraire bien plus agréable qu’à l’aller.

03h45 : Arrivée à la voiture.

Obligatoire selfie de fin de rando…

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