Type : Boucle Départ/Arrivée : Auberge des 4 Véziaux Durée : 3h

Dénivelée : 300m Kilométrage : 8km Niveau (?: Marcheur

Difficultés : aucune

Cette petite boucle est une excellente introduction à la marche en montagne : facile d’accès en voiture et située à une altitude modeste (~1100-1400m), elle est accessible dès la fin de l’hiver. Le tracé suit principalement des pistes larges et régulières, idéales pour ceux qui n’ont pas encore le pied très sûr ! Le circuit mène jusqu’au Courtaou des Esclozes situé sur un très joli site au fond d’une paisible vallée. C’était autrefois un lieu de vie important ;  on y trouve les fondations de pas moins d’une vingtaine de cabanes utilisées autrefois par les éleveurs, dont certaines sont en cours de rénovation (quelques panneaux explicatifs sur place racontent l’histoire du lieu).

Le parcours est en majeure partie balisé (en jaune), mais certaines bifurcations ne sont pas évidentes, assurez-vous donc de vous munir d’une carte et d’un topo détaillé (disponible ci-dessous, ou bien sur l’excellent site visorando, que nous avons utilisé pour prévoir la balade).

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J’ai effectué cette randonnée en Mars 2017 en compagnie de ma femme, Jennifer, en guise d’introduction à la montagne pour elle, et c’était une expérience réussie !

Tracé du parcours


00h00 : Le départ de la balade se fait depuis un petit parking juste au niveau du camping près de l’auberge des 4 Véziaux (1089m), sur la route qui mène au Col d’Aspin depuis Bagnères-de-Bigorre. Nous suivons une petite route goudronnée sur quelques centaines de mètres.

Quelques chiens de traîneau patientent sur le côté de la route. Le soleil est timidement avec nous en ce début de balade.

Jennifer, prête à partir !

00h15 : Très rapidement, nous pénétrons dans la forêt après avoir dépassé un petit hameau de granges restaurées (et habitées). En cette fin d’hiver, le paysage est étrange : la végétation tout juste libérée de la neige est encore endormie, et le brouillard épais qui recouvre les bois ajoute une touche mystérieuse à l’ensemble …

Traversée d’un petit torrent (La Gaoube, que nous retrouverons plus tard dans la balade) à l’orée de la forêt.

Promenons-nous dans les bois …

00h50 : Après une grosse demi-heure de montée tranquille dans la forêt, nous dépassons une modeste cabane de chasseurs et bifurquons pour quitter la forêt et retrouver une route goudronnée que l’on quitte aussitôt pour monter droit vers les crêtes. Nous sommes toujours plongés dans un brouillard épais qui complique un peu l’orientation et surtout, nous prive d’une belle vue que nous devons nous contenter d’imaginer !

01h15 : La portion de sentier qui permet de rejoindre les crêtes, à environ 1300m d’altitude, est le passage le plus raide de la balade, mais il reste sans difficultés. Après une petite pause, nous regagnons le large sentier qui longe le fil de la crête vers le sud.

Sur la crête, la végétation est encore écrasée par la neige, qui a dû fondre récemment. Le brouillard, lui, semble ne pas vouloir partir !

Le brouillard finit enfin par se lever, et devant nous apparaissent les montagnes encore enneigées au fond de la vallée.

01h45 : Nous atteignons le Courtaou et la Cabane des Esclozes (1340m) sur les coups de midi, après un peu moins de 2 heures de marche à un rythme très tranquille. L’endroit est très agréable : une vingtaine de cabanes en ruines s’étalent sur le flanc de la montagne. L’une d’entre elles est en cours de restauration, et quelques panneaux explicatifs racontent l’histoire passionnante de ce petit hameau, autrefois largement utilisé par les éleveurs de la vallée qui y séjournaient tout en s’occupant de leurs troupeaux. Au bout du hameau en ruines, on trouve la Cabane des Esclozes, aménagée d’une grande table et de quelques couches sommaires pour ceux qui voudraient y passer la nuit. C’est là que nous nous arrêtons pour manger, en compagnie de deux dames qui attendaient leurs époux, partis grimper un peu plus loin.

Cabane des Esclozes (1340m)

Vue sur les sommets enneigés depuis les Esclozes. Ici, la Soum de Marianette (2354m) à droite, et la Soum de Coste Oueillère à gauche (2453m).

02h15 : Nous prenons le chemin du retour après une grosse demi-heure de pause déjeuner aux alentours de la cabane des Esclozes, en redescendant dans la vallée en direction de la Gaoube, le torrent qui coule en contrebas. La piste traverse la rivière sur un petit pont puis le longe sur sa rive droite sur un chemin presque plat.

En traversant une zone humide sur les rives du torrent, nous tombons sur une véritable forêt d’oeufs de grenouille, dont certains ont déjà éclos ! Nous avons passé quelques minutes à observer la surprenante faune de ce minuscule étang (dont un insecte qui se déplaçait discrètement, enfoui sous le sable au fond de la mare).

Vue sur la montagne depuis les rives de la Gaoube.

02h45 : Nous atteignons une seconde cabane, située de l’autre côté de la rivière. Quelques constructions en pierre subsistent sur la rive gauche du torrent, et un panneau explicatif nous apprend qu’il s’agit de leytés, des emplacements dans lesquels étaient placés les bidons de lait, partiellement immergés dans l’eau froide du torrent afin de les conserver au frais.

Le brouillard s’est de nouveau invité dans la balade alors que nous redescendons dans la vallée.

Retour par la forêt en longeant la Gaoube.

03h45 : Après une descente tranquille par un petit bout de forêt, nous regagnons le chemin emprunté à l’aller et retrouvons la voiture.


Plutôt courte et sans difficulté particulière, cette balade permet d’accéder facilement à de très beaux paysages de montagne tout en en apprenant plus sur l’histoire de la région. Le temps couvert en ce début de saison nous inquiétait un peu, mais le brouillard n’a fait que donner à la forêt une allure mystique tout en nous laissant profiter de la vue sur la portion la plus élevée du circuit. C’était une belle expérience pour tous les deux – une découverte de la montagne pour Jennifer, et une bonne remise en jambe de début de saison pour moi !

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