Type : Boucle Départ/Arrivée : proche Route 51, à 3km d’Akranes Durée : 5h30

Dénivelée : 775m Kilométrage : 15km Niveau (?: Marcheur

Difficultés : absence de sentier

Akrafell est une excellente randonnée à la journée accessible facilement depuis Reykjavík (1h de route). L’ascension d’Háihnúkur, l’un des deux sommets de la montagne, est une courte randonnée au chemin bien tracé appréciée par les locaux, mais la boucle complète est tout aussi intéressante. Moins empruntée, elle se fait principalement hors sentier, mais ne présente aucune difficulté – sauf brouillard, il est très facile de se repérer et d’avancer d’un point à un autre. Les deux chemins d’accès à Háihnúkur et Geirmundartindur montent à bon rythme (Háihnúkur est assez raide), et le reste de la boucle est quasiment à plat.

Le circuit longe les crêtes d’Akrafell et la vue sur les environs est splendide. Par beau temps, on voit bien toutes les montagnes au nord jusqu’à Snæfellsnes, et au sud s’étend le splendide Hvalfjörður (fjord des Baleines), dominé par la montagne Esja et Reykjavík en fond. Sans difficulté particulière et une seule portion raide, Akrafell est définitivement une randonnée qui vaut le détour !

Note : la majeure partie de la randonnée s’effectuant hors sentier, il est préférable d’avoir un GPS avec le tracé de la randonnée en cas de brouillard épais.

Télécharger le topo à imprimer

Télécharger le fichier KMZ (Google Earth)

J’ai effectué cette randonnée en Août 2018.

Tracé du parcours

Profil altimétrique de la randonnée


00h00 : Nous partons du parking au pied d’Akrafell, à quelques kilomètres d’Akranes, vers 09h45, sous un soleil radieux. La randonnée démarre sur un sentier bien tracé mais qui monte assez raide en remontant la rivière, parfait pour une mise en jambe !

Au pied d’Akrafell, un petit barrage alimente plusieurs lacs (artificiels je pense), dont l’utilité m’est inconnue.

A et B, mes fidèles bâtons de marche, prennent une pause eux aussi.

00h20 : Passé la première montée, nous arrivons au pied de la vallée intérieure d’Akrafell, dominée par les deux sommets au nord et au sud. La vallée en elle-même est très désertique, mais le sentier devant nous remonte directement vers les crêtes, là où la vue est la plus spectaculaire.

La vallée est dominée par Geirmundartindur (643m), point culminant d’Akrafell. Vue ici depuis le chemin du retour.

01h00 : Sur la crête, nous atteignons la première de trois « boîte aux lettres » sur le trajet, dans laquelle se trouve un guest-book, signé par tous les randonneurs de passage. L’un d’entre nous avait amené un polaroïd pour l’occasion, aussi avons-nous laissé une photo de nous 5 + le chien plutôt qu’un simple message !

Boîte aux lettres contenant le guest-book, en bord de chemin.

02h00 : Nous atteignons le point culminant de la randonnée, Geirmundartindur, qui s’élève à 643m. De là, la vue au nord sur les montagnes jusqu’à péninsule de Snæfellsnes et son glacier est imprenable. Il est presque midi, aussi décidons nous de nous arrêter là une demi-heure pour manger et prendre des photos. Loki, le chien qui nous accompagne, devient soudainement mon meilleur ami dès que je sors mon bœuf séché (il en a mangé plus que moi au final).

Falaises du versant nord d’Akrafell, où l’on peut observer le ballet incessant des mouettes qui vont et viennent le long des flancs abrupts de la montagne.

02h30 : Nous quittons le sommet d’Akrafell et continuons vers le nord tout en longeant la falaise. Il n’y a plus de sentier ni de balisage, mais le terrain est peu accidenté et en pente douce. L’absence de relief important et d’arbres fait qu’il est très facile de s’orienter par beau temps. Le sol est couvert de rochers et de mousse, ainsi que quelques champignons, et je me demande ce que peuvent bien manger les moutons que nous croisons (toute l’herbe est située sur l’autre versant de la vallée).

03h00 : Nous finissons par atteindre un (tout petit) lac, source de la rivière qui descend la vallée. Le chien est plus motivé que nous pour s’y tremper les pattes ! De là, notre prochain objectif est le second sommet d’Akrafell, Háihnúkur (553m), en longeant cette fois-ci les crêtes du versant sud.

Loki, expert chasseur de moutons et amateur d’eau glaciale.

La rivière qui coule dans la vallée au centre d’Akrafell, et le sommet d’Háihnúkur (553m). Vue ici depuis le début de la boucle.

La petite vallée au centre d’Akrafell est parsemée de petits groupes de moutons qui paissent tranquillement, et semblent parfois porter un certain intérêt pour leurs invités temporaires… Lorsque notre chien ne s’amuse pas à les pourchasser !

04h00 : Le versant sud est très agréable : les rochers et la mousse ont laissé place à de l’herbe, et la vue sur le fjord, Esjan et Reykjavík est extraordinaire ! Nous avançons à rythme relaxé en montant doucement en direction du sommet, en s’offrant une autre longue pause au soleil en cours de route. Les photos qui suivent ont été prises tout le long de la crête.

Massif d’Esjan et ses dernières neiges.

Malgré ses couleurs chatoyantes en été, l’Islande est tout aussi belle en noir et blanc…

Hvalfjörður, le fjord des Baleines, dominé par Esjan d’un côté, Akrafell de l’autre.

Contraste entre les roches abruptes d’Akrafell et le vert intense des champs en contrebas.

Embouchure d’Hvalfjörður. On distingue Reykjavík dans le fond.

05h30 : Arrivée au sommet d’Háihnúkur (553m). Un troisième et dernier guest-book nous attend. Celui-là est bien plus rempli que les autres, car l’ascension de ce petit pic est une balade très fréquentée par les locaux – nous étions en revanche les seuls à faire la boucle complète ce jour-là. Après une petite pause et de nombreuses photos, nous reprenons la descente vers le parking. Le sentier est très bien marqué, mais aussi particulièrement raide. En Islande, il n’y a généralement pas d’arbres et très peu de terre, aussi les pentes fortes peuvent devenir assez désagréables car glissantes et dénuées de bonnes accroches pour le pied.

Jolie vue sur la petite ville d’Akranes.

Obligatoire photo de moi-même, au sommet d’Háihnúkur (553m).

06h30 : Retour au parking après une dernière petite pause en bord de rivière, dont l’eau fraîche était délicieuse (juste à boire :)).

1 Comment

  1. Xavier B
    7 août 2018

    1/ j’aime bien la photo avec les bâtons de marche (les pauvres) en premier plan
    2/ j’irai vérifier dans deux semaines les log books…gare à toi si je ne vois pas les preuves de ton passage

    Reply

Leave a Reply